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MAL AU DOS CHRONIQUE : Le cas de Julien
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Julien a dix sept ans. Depuis l’âge de onze ans, il souffre d’une douleur permanente entre les deux omoplates, les épaules et le cou. Depuis six ans, il consulte, sans résultats, kinésithérapeutes, rhumatologues, etc.Il semble résigné à garder le mal au dos toute sa vie.
Lors de la première séance nous effectuons un massage spécifique, mis au point pour soulager ce genre de douleurs. Pendant les deux journées qui suivent Julien ne ressent plus les douleurs. Elles réapparaissent le troisième jour.
Dix jours plus tard, comme convenu, nous effectuons la deuxième séance de massage. Julien commence à entrevoir la possibilité de vivre sans son mal au dos. Pendant trois jours, les douleurs disparaissent à nouveau.
A la troisième séance, après le massage, la confiance étant établie entre nous, je présente à Julien ma perception de la logique de la souffrance et de son rôle en tant que révélateur d’erreur de perception. Pour la quatrième séance de massage, prévue dix jours plus tard, je lui demande de réfléchir à ce qui s’est passé dans sa vie, quand il avait onze ans, juste avant que son mal au dos ne débute.
A la quatrième séance, Julien m’explique, avec beaucoup d’émotion, qu’il a perdu un être cher à l’âge de onze ans, mort brutalement d’un accident de la circulation. Il éprouve de la culpabilité car il croit avoir une responsabilité dans le décès de la personne. Par son comportement désagréable juste avant l’accident, il craint d’être à l’origine d’un énervement qui a dû, selon lui, contribuer à provoquer l’accident.
Au cours des trois séances de travail qui ont suivi, où massages et travail de parole ont été menés conjointement, nous avons réussi à démonter les erreurs de perception et à faire accepter à Julien qu’il n’était pour rien dans le décès de ce parent.
Il a fini par accepter que, dans la logique de vie de son parent, il était cohérent qu’il termine son existence terrestre à ce moment là, et que lui, Julien, se donnait une importance qu’il n’avait pas en s’attribuant une responsabilité non fondée. Il a compris que c’était son ego incontrôlé d’enfant de onze ans qui était à l’origine du pouvoir qu’il s’était attribué.
Les douleurs ont totalement disparues à la fin de ces séances et ne sont plus réapparues depuis.